République Tunisienne  
Ministère de l'Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche

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Systeme d'information geographique

Pour modéliser l’évolution spatiale des pathologies animales, il était fondamental le recours à la mise en place d’un Système d’Information Géographique (SIG). Selon la définition du FICCDC américain (comité fédéral de coordination inter-agences pour la cartographie numérique) en 1988, le SIG est un système informatique de matériels, de logiciels et de processus conçus pour permettre la collecte, la gestion, la manipulation, l’analyse, la modélisation et l’affichage de données à référence spatiale, afin de résoudre des problèmes complexes. Il s’agit d’un ensemble de données repérées dans l’espace, structuré de façon à pouvoir en extraire facilement des synthèses essentielles pour la prise des décisions. Conformément à l’article 10 du décret de création du CNVZ (Décret n° 2007-1015 du 24 avril 2007),  le centre est chargé de :

- Veiller à mettre en place des systèmes d’information géographique pour le suivi et la lutte contre les maladies animales et le suivi des indicateurs écologiques et environnementaux agissant sur leur propagation.

Il a été décidé la mise en place d’un SIG pour la santé animale. Pour ce faire, le CNVZ a fixé la liste des données à collecter du terrain par les chefs des unités d’observation régionales. L’état des lieux réalisé après des mois de travail mentionne que le centre a pu faire la collecte des données relatives aux abattoirs de la viande rouge et blanche, aux couvoirs, aux cabinets vétérinaires, aux marchés aux bestiaux et aux circonscriptions de la production animale.

La mise en place de ce système a pour but de faciliter la surveillance et la veille des maladies animales. L’utilité de ce système varie en fonction des objectifs fixés. En effet :

Pour la surveillance des maladies, le SIG va permettre de :

  • Afficher des données géoréférencées : La cartographie pour décrire et comprendre la répartition spatiale et les variations de prévalence et d’incidence des maladies et analyser les tendances.
  • Analyser et créer des informations pour expliquer les sources d’apparition d’une maladie. Dans ce cas, la combinaison de plusieurs données peut aboutir à la création de nouvelles données et tester des corrélations.
  • Réagir rapidement après des évènements à travers le traitement et l’analyse des informations relatives à l'extension des maladies.
  • Planifier des activités de surveillances par à l’identification des zones pour lesquelles un système de surveillance basé sur des animaux sentinelles peut être mis en place. Aussi, dans les enquêtes ciblées, la sélection des élevages ou des exploitations peut être effectuée à partir du SIG.
  • Tracer des zones tampons selon des paramètres choisis.
  • Créer des cartes animées qui offrent la possibilité de visualiser l’évolution spatiale d’un phénomène donnée.

Pour la veille, le SIG va permettre de :

  • Modéliser les espaces et les fonctionnements pour prévoir et faire les simulations.
  • Cartographier les populations et les zones à risque en combinant plusieurs facteurs.
  • Traiter les images aériennes ou les images satellites pour pouvoir intégrer facilement des informations telles que la température, les précipitations et les types de sols, et déterminer les corrélations spatiales entre les facteurs de risque potentiels et la présence de maladies.
  • Modéliser l’espace, ce qui permet la spécification tridimensionnelle de l’espace étudié. Cette fonction permet, en plus de présentations spectaculaires, de prendre en compte des différences dues à l’altitude.
  • Prévenir le budget des plans d’intervention d’urgence (PIU). Pour cela il faudrait construire des coefficients économiques sur le prix des déplacements, des vaccins et de l’ensemble du matériel, du personnel et des éventuels dédommagements. Lors de la préparation du PIU, il est possible de quantifier par l’intermédiaire du SIG les ressources nécessaires et de les multiplier par les coefficients calculés. On obtient ainsi un budget prévisionnel correspondant à un groupe d’actions coordonnées. Il est alors possible de le comparer à d’autres types d’actions (par exemple : abattage versus vaccination).
Dernière modification le lundi, 21 mars 2016 12:00